Depuis de nombreuses années, professeur à l’Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, membre du comité directeur du Salon de Mai, il s’est d’abord consacré à la gravure. Il collabore depuis les années 80 à la revue Passages d’Encre.
Le monde clos de Patrick Devreux est celui de ses intérieurs, dont il transmet la poésie dans le miroir d’une réalité transposée. Le sujet fixe des formes intemporelles sans perdre de sa vérité ; la toile devient le lieu de l’infini ou se consume toute velléité d’illusion. La volonté de s’interdire tout recours au réalisme, amène l’artiste à dépouiller ses thèmes, limités aux intérieurs et au nu.
Les contours s’estompent pour privilégier l’émergence d’une manière plus expansive, généreuse et retenue dans la façon dont Patrick Devreux suggère l’enfermement compact des choses dans un temps suspendu.
Les volumes hésitent entre l’affirmation de leur enveloppe et leur dissolution dans la lumière transparente qui donne à l’ensemble de la composition une vérité immobile.
Patrick Devreux interroge la complémentarité dedans dehors.
Il d’agit ici de voir et non pas de regarder. Voir au sens ou le regard cesse d’agir, de construire, ou il se laisse pénétrer et comme, surprendre par les choses disposées là.
On est loin du bruit. Aucune distraction. Quelque chose apparait alors de ce qu’habituellement on ne voit pas d’un lieu, à force d’être dedans, de s’y occuper.

(extrait de Lydia Harambourg et Nicole Malinconi)

Claude Abeille est un vrai sculpteur : il n’illustre pas des idées littéraires et pourtant ses œuvres sont des objets philosophiques qui soulèvent des questions sur la signification du réel. Artiste, il pose ces questions de manière allusive.
Diplômé de l’ENSAD de Paris, a reçu le prix Bourdelle en 1963. Elu à l’Académie des Beaux-Arts de l’institut de France en 1992.
L’artiste pose ces interrogations sans attendre de réponse. Car tout art nait de l’espoir et du doute ; la création des formes est un dépassement de ce doute au-delà d’une réponse formulée rationnellement.
Son œuvre offre une impression de grande continuité qui permet de suivre le projet intime d’un artiste à la fois proche de l’homme et inquiet de l’homme. Proche, parce qu’il est à son écoute ; inquiet parce qu’il en ressent une forme d’angoisse, et cette attente distinctive qui hante aussi toute pensée.

(extrait de Michel Poletti, Antoine Terrasse et John Berger).

La Galerie THOME « aimer l’art, c’est aimer la vie »

La Galerie THOME depuis 8 ans, poursuit sa politique, elle présente des peintres, sculpteurs et dessinateurs dont la recherche imaginative s’appuie sur un travail approfondi, sur la forme et sur la quête d’une authenticité artistique.

Les préférences artistiques sont dans les styles figuratif, surréaliste, expressionniste et impressionniste.

Galerie THOME

André et Bérengère Sinthomez
19 rue Mazarine 75006 PARIS
Téléphone 1 : 06 37 23 84 88
Téléphone 2 : 06 80 56 96 66