Dans leur insistance méditative, les tableaux d’Angela VERTSONI sont toujours des  natures mortes, en dépit de leurs motifs.

Des structures incroyablement denses qui mettent en scène dans le détail et sur des surfaces concentrées une partie de l’absolu. La densité de la composition somme toute  graphique se révèle au fil de l’observation minutieuse, lorsque  la manière de peindre plutôt expressionniste se résigne en un tout  ferme et en repos.

Il semble que les occurrences de couleur et de lumière des paysages grecs, cette expérience de la forme ne puissent être domptés que par la plus grande sobriété afin de mener la structure du tableau à son aboutissement et au repos.

C’est une conception artistique, à savoir de ne travailler qu’avec la structure des  formes et des couleurs épurées, qui distingue son œuvre.

Les tableaux semblent échapper à la relativisation par le temps et le milieu ambiant, ils ne se veulent ni intéressants, ni originaux, ni nouveaux ; dans leur caractère absolu, il s’agit d’autre choses : accrocher l’œil de l’observateur, les compositions et les couleurs devant l’interpeller.

On approche ainsi pas à pas de la «nature morte », qui se détache lentement de son abstraction pour se révéler matériellement.

Dr Gabriele Fahr-Becker Sterner,  Historien d’Art  Munich