Exposition collective

MARTIN

J’aborde et j’explore tour à tour les préoccupations essentielles de l’homme, ses désirs, ses peurs, ses aspirations, ses travers, sa folie, sa spiritualité. L’homme face à lui-même, face aux autres.

NAVARRE

En dehors du champ de la ressemblance pure, c’est plutôt une poésie du trouble, de l’indicible que j’essaie de coucher sur la toile.

ABSTRACTIONS pastels de Eva KLÖTGEN

Saisir la beauté du monde, son mystère, son évanescence sans se laisser enfermer par les diktats des écoles
de prêt-à-penser et de prêt-à-peindre , vibrer d’une vie jamais épuisée.

J’ai toujours aimé voyager en toute liberté, entre le visible et l’invisible, explorer d’autres contrées.

La peinture à l’huile auparavant, les pastels secs pour la finesse de leur grain et la fluidité des encres aujourd’hui,
sont les meilleurs compagnons de ma route artistique pour traduire les variations de l’eau, d’un ciel, d’une créature, voire d’un rêve.

La musique – que j’écoute quand je peins -, la poésie, la pensée et la danse scandent
ma peinture dans ce voyage vers l’insondable sonate de la vie.

Cheminer vers la différence pour parvenir à la connaissance de soi comme des autres…
tout en n’ayant pas peur d’interroger, de dérouter, je prends plusieurs chemins de traverse.

Tel un poème en image, mes pastels offrent un point de vision du souffle de vie qui nous habite, un consentement à ce qui est,
– même dans l’infime de l’existence – que je traduis non seulement par l’image créée (souvent inspirée par la nature)
tout autant que par l’utilisation même de ce qui est techniquement le plus fugitif : la poudre des pastels.

Dans mes tableaux, je « fixe » au propre comme au figuré, l’instant d’une vision fragile de la chose ou de l’existence.

« Souffle pour souffle ».

Eva Klötgen

VILLAFANE

Architecte diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon. Vit et travaille aujourd’hui à Montpellier en qualité d’artiste plasticien.

Chacune de ses œuvres est conçue dans une perspective méditative, sans connotation narrative ou descriptive comme une invitation à voyager dedans pour celle ou celui qui regarde ; une immersion dans des compositions spatiales liées au paysage, à l’architecture, arbitraires, transitoires continuellement réinventées avec toutes les imperfections et les risques qu’exige la peinture.

« Créer un ailleurs avec ce que l’on a sous les yeux. Tout part de là, d’un véritable paysage fait de lumières, de vibrations, de couleurs, d’espaces multiples dans lesquels je m’immerge pour créer un « autre » paysage qui ne reproduit rien, n’interprète rien de ce qui est devant moi, mais révèle peu à peu ce qui entre en moi de façon indicible… »

Ses œuvres sont aujourd’hui représentées dans plusieurs galeries internationales et font parties de collections privées, principalement aux États-Unis et en Europe.

Élisabeth CIBOT

Equilibre et déséquilibre ne cessent de s’engendrer dans un élan partagé, malgré l’antinomie en direction du ciel. La vie chez Elisabeth CIBOT est toujours une affaire d’élévation, une sortie de terre poussant son Energie vers le haut, la vitalité pour elle est une verticalité.

Sa série Autre-monde ouvre sur la vertigineuse perspective de la culture et des mythologies celtiques, bretonne et galloise, que l’artiste fait advenir en sculptant des personnages, divinités et heros issus des récits Mabinogion.

Exposition focus sur la sculpture

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Du 24 mars au 30 avril 2021
Réception dans les meilleures conditions sanitaires
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19 rue Mazarine 75006 PARIS
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Patrick DEVREUX

Pendant de nombreuses années, professeur à l’Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, membre du comité directeur du Salon de Mai, il s’est d’abord consacré à la gravure. Il collabore depuis les années 80 à la revue Passages d’Encre.

Le monde clos de Patrick Devreux est celui de ses intérieurs, dont il transmet la poésie dans le miroir d’une réalité transposée. Le sujet fixe des formes intemporelles sans perdre de sa vérité ; la toile devient le lieu de l’infini ou se consume toute velléité d’illusion. La volonté de s’interdire tout recours au réalisme, amène l’artiste à dépouiller ses thèmes, limités aux intérieurs et au nu.

Les contours s’estompent pour privilégier l’émergence d’une manière plus expansive, généreuse et retenue dans la façon dont Patrick Devreux suggère l’enfermement compact des choses dans un temps suspendu.

Les volumes hésitent entre l’affirmation de leur enveloppe et leur dissolution dans la lumière transparente qui donne à l’ensemble de la composition une vérité immobile.

Patrick Devreux interroge la complémentarité dedans dehors.

Il s’agit ici de voir et non pas de regarder. Voir au sens ou le regard cesse d’agir, de construire, ou il se laisse pénétrer et comme, surprendre par les choses disposées là. 

On est loin du bruit. Aucune distraction. Quelque chose apparait alors de ce qu’habituellement on ne voit pas d’un lieu, à force d’être dedans, de s’y occuper.

(extrait de Lydia Harambourg et Nicole Malinconi)

Jia JUAN LI

L’intimisme de Jia Juan Li s’enracine dans une double culture, chinoise et française, grâce à laquelle elle maîtrise les techniques picturales pour un art dont elle domine les arcanes non sans une certaine grandeur. Cela sous-entend une constance dans le dépassement de soi, le recours à des sentiments pudiques afin d’accroître la capacité poétique de la peinture. Autant de qualités qui contribuent à l’éloquence d’un style, porteur d’un principe décoratif généralisable. Peintre de l’émotion, elle simplifie les formes à partir d’un trait qui en accentue la structure, et le caractère. Elle schématise pour mieux inciter à l’errance. De l’alliance entre son assimilation de la peinture de la dynastie Song, et la peinture des Nabis (une filiation qu’elle ne renie pas) naît un langage d’une gravité et d’une mélancolie suggérant le rêve d’une vie stylisée. Si loin qu’aille sa capacité à nous communiquer une poésie de l’âme, elle n’en ordonne pas moins un univers d’apparence banale, que seules, ses qualités de dessinateur et de coloriste transfigurent. Son style pictural et atmosphérique fait merveille. Il est imprégné d’une lumière irréelle, ni celle du levant, ni celle du couchant, mais celle, propre à introduire un sentiment d’énigme que rien ne laisse pressentir dans ces sujets naturalistes aussi réfléchis que savoureux.

Avec ses représentations de portraits de femmes, de jardins, de scènes d’intérieur vides ou animées de personnages, elle déplace le réel, en atténue l’agressivité déformante, au profit d’un recueillement, envahie qu’elle est d’une immense retenue dans son geste fervent. Celui-ci explore l’espace pour une mystérieuse aventure intérieure ouverte sur l’introspection de tout ce qui s’offre à ses yeux à la fois de près et de lointain. Ici les personnages se détachent furtivement dans un espace coulissant qui s’ouvre et se ferme sur des plans ramenant à une planéité sans recourir à la perspective. Les éléments de représentation de l’espace deviennent des compartiments constitutifs du tableau. Quant à la sobriété des portraits, hiératiques dans leur position frontale, elle accompagne une volonté d’élévation de la figure. Ces jeunes femmes, aux coiffures codifiées et vêtues du riche costume protocolaire de la dynastie Qing, nous plongent dans un monde onirique. Sa peinture se caractérise par la sobriété de la palette qui renforce le sentiment d’idéal auquel contribue l’effet de matité tandis que l’absence de modelé est compensée par un travail dans les masses colorées d’où naissent la lumière et les formes, sans faire appel aux valeurs. Les accords délicats, d’ocres jaunes et de terres, de rose pâle, de blancs, de noir, relevés de vert émeraude, de mauve, de bleus, sont exploités pour des effets d’immatérialité. Tout repose dans leurs rapports subtils au service d’un sentiment de l’irréalité des êtres et des choses.

Il ne serait pas incongru d’évoquer le rêve poétique mallarméen en regardant les peintures de Jia Juan Li. Les paravents, les bouquets de fleurs, les tentures aux motifs fleuris réunis dans des espaces démultipliés évoquant un plan unique, les jardins clos à l’image des jardins médiévaux, suspendent le temps, qui hésite entre réalité et illusion. Ce sont là les décors chers à Maeterlinck, autant que les réinterprétations mémorielles du passé raffiné d’une société lettrée recluse dans les palais impériaux. Mais l’expressivité l’emporte sur la narration. Si ses peintures ont la douceur de celles de ses ancêtres peintres, elles puisent d’abord dans un imaginaire pour une confidence de chaque instant. Partagée entre passé et présent, héritage et vision personnelle, Jia Juan Li s’empare du champ pictural, tel un tissu riche de matière et saturé d’une lumière dorée, pour une méditation sur la poésie, qu’elle nous dit être quotidienne, dans son désir d’exprimer toujours davantage ses sensations intimes.

© Lydia Harambourg | Historienne critique d’art | Correspondant de l’Institut Académie des Beaux-Arts

KLÖTGEN

Saisir la beauté du monde, son mystère, son évanescence sans se laisser enfermer par les diktats des écoles de prêt-à-penser et de prêt-à-peindre , vibrer d’une vie jamais épuisée.
J’ai toujours aimé voyager en toute liberté, entre le visible et l’invisible, explorer d’autres contrées.

La peinture à l’huile auparavant, les pastels secs pour la finesse de leur grain et la fluidité des encres aujourd’hui, sont les meilleurs compagnons de ma route artistique pour traduire les variations de l’eau, d’un ciel, d’une créature, voire d’un rêve.

La musique – que j’écoute quand je peins -, la poésie, la pensée et la danse scandent ma peinture dans ce voyage vers l’insondable sonate de la vie.
Cheminer vers la différence pour parvenir à la connaissance de soi comme des autres…tout en n’ayant pas peur d’interroger, de dérouter, je prends plusieurs chemins de traverse.

Tel un poème en image, mes pastels offrent un point de vision du souffle de vie qui nous habite, un consentement à ce qui est, – même dans l’infime de l’existence – que je traduis non seulement par l’image créée (souvent inspirée par la nature) tout autant que par l’utilisation même de ce qui est techniquement le plus fugitif : la poudre des pastels.

Dans mes tableaux, je « fixe » au propre comme au figuré, l’instant d’une vision fragile de la chose ou de l’existence.

« Souffle pour souffle ».
Eva Klötgen

Bernard VIÉ

L’art de Bernard Vié, la narration mystérieuse de ses compositions, jaillit aussi du choc des matières et couleurs qui font vivre ses constructions élégantes et oniriques.

Un monde de désirs, de rêves et de mémoire vive qui trouve généralement son origine dans un patrimoine culturel ancien, voire très ancien. Ce serait à tort pourtant que l’on ne retiendrait de ces sculptures et de ces peintures que ce qui les rattache encore au passé.

MARTIN

Frédéric Martin, c’est d’abord un très grand dessinateur, reconnu, dont le talent d’affichiste a été récompensé de multiples fois.
Depuis quelques années il construit une œuvre de peintre, de peintre-philosophe dans l’esprit de l’Antiquité quand le destin de l’homme et de la nature occupait tout entier Marc Aurèle, Sénèque et les stoïciens.
Le propos pourrait apparaître comme plus optimiste puisqu’il s’intitule « Les promesses d’un monde nouveau », mais les œuvres sont encore empreintes de la même vision profonde, inquiète et parfois brutale !
Car loin de nous humaniser, notre monde moderne oscille, tel un pendule, entre le meilleur, les progrès inouïs de la science, le recul historique de la misère, et le pire, une liberté éperdue et dévoyée, une raison malmenée et une nature en perdition !
L’art contemporain est souvent discutable, ici il pose les questions essentielles.
Frédéric Martin dans cette exposition, se révèle disciple du grand savant humaniste qu’était Théodore Monod, lequel disait : « le peu qu’on peut faire, le très peu qu’on peut faire, IL FAUT LE FAIRE ! ». Alors faisons-le tous ensemble.

Extrait d’un texte de Jocelyne Buchalik

WIKSTROM

Beaucoup d’obsessions dansent dans sa peinture, aucun fétichisme. Ne rien faire, ne rien définir, ne pas démontrer, faire sentir, faire participer par la connivence. Les personnages sont insaisissables , secrets, proches de nous, mais, c’est la raison pour laquelle ils sont déjà ailleurs, ils ne se remarquent pas.

Ce que je peins, c’est un peu comme si on aimerait la langue, mais que les mots ne viendraient pas. Chaque tableau dégage de la chaleur, meurt quand les bleus dominent. La peinture de Wickstrom danse avec l’harmonie et le chaos, l’équilibre et le déséquilibre, le plaisir et la souffrance… c’est la fragilité.

BATAILLE

« Toute enfance est une genèse et de ces premiers émerveillements, j’ai gardé un goût pour ce monde magique et archaïque qui bat encore au fond de nous. Dans cette obscure clarté, tout balance entre drôlerie, étonnement et dérision. Les personnages qui m’accompagnent sont les acteurs d’un théâtre. Ils semblent quitter l’obscur fond de scène pour venir vers nous. Ils se dévoilent au sens propre et au figuré dans leur nudité, leurs failles et leurs faiblesses. Le fantastique se cache dans le quotidien et nous entoure à notre insu.
L’humour, souvent noir, conjure nos peurs et nos inquiétudes. Il nous aide à prendre du recul avec la réalité. C’est une peinture métaphorique ».

BARON Françoise

Ma rencontre avec l’argile, sa texture, sa sensualité et les possibilités de liberté qu’offre le modelage va bouleverser ma vie.

J’étudie le modelage et le travail de la terre dans différents ateliers à Paris. Mes pièces aux courbes généreuses s’inspirent avant tout de l’être humain, réel ou transposé, dans toute sa splendeur et sa complexité. Mon art se rapproche aujourd’hui du cubisme, mêlant subtilement des formes figuratives avec une approche irréaliste.

Chaque sculpture raconte une histoire tirée de mon vécu, de mes émotions, de mes révoltes. J’aime représenter l’humain, homme ou femme et transmettre des sentiments forts tantôt apaisants, tantôt plus dérangeants. Mes oeuvres murissent longtemps dans mon esprit avant de prendre forme. Quand vient le moment de créer, je suis toujours à la recherche de la courbe parfaite, du geste idéal, de la forme qui se mettra en résonnance avec l’ensemble.

La sculpture terminée doit vivre de l’intérieur.

WOLFF

Chaque tableau est simultanément une scène et un champs d’action s’ouvrant au spectateur et lui donnant immédiatement accès à une intrigue. Et là, l’artiste déploie avec beaucoup de pertinence, les caractères et les particularismes ; il les scénographie en s’appuyant sur un ensemble de références particulièrement vaste et très riche en nuances. A cela s’ajoute – aptitude devenue rare de nos jours — un génial talent de conteur ayant de surcroît, reçu le don de l’imagination et ce, pour notre plus grand plaisir.

VERTSONI

Les tableaux d’Angela VERTSONI ont des structures incroyablement denses. La densité de la composition graphique révèle au fil de l’observation minutieuse une manière de peindre plutôt expressionniste. C’est une conception artistique, à savoir de ne travailler qu’avec la structure des formes et des couleurs épurées qui distingue son œuvre.
Les tableaux semblent échapper à la relativisation par le temps et le milieu ambiant, il s’agit d’accrocher l’œil de l’observateur, les compositions et les couleurs devant l’interpeller. On approche ainsi pas à pas de la « nature morte », qui se détache de son abstraction pour se révéler matériellement. C’est la peinture libre de toute contingence, le pur processus de l’acte pictural. C’est la recherche de l’absolu ?

CV
Naissance sur l’ile de Limnos en Grèce.
Etudes aux Beaux-Arts d’Athènes, section peinture, étude des techniques de la mosaïque et des icones byzantines.
Etudes à l’Académie Royale d’Amsterdam section Art monumenta
Vit et travaille sur l’ile de Limnos et dans le Lubéron en Provence.

SEGHERS peintures

Etrange, insolite, mystérieux, surréel. Autant d’adjectifs qui ne sont pourtant pas suffisants pour qualifier l’univers pictural de Catherine Seghers. Il manque quelque chose. C’est ce que je me suis dit en écrivant ce texte. J’ai de nouveau regardé longuement les œuvres proposées à l’exposition et un mot m’est venu, comme une évidence : facétieux.

Cette façon de nous prendre par la main, mine de rien, de nous faire voyager dans les plis et les replis du drapé exhibé comme un leurre dissimulant le corps d’un personnage féminin énigmatique, mi- déesse, mi- princesse, est très facétieuse. Nous sommes dans le monde de l’enfance, de la magie, un monde où l’on aime faire des tours, poser des énigmes (les cartes dissimulées dans les plis, les oiseaux), un monde où l’on rit de voir Arlequin parader dans son manteau bariolé, un monde ou la poésie, la littérature, la musique sont revisitées par le regard enchanté et malicieux de l’enfance.

Catherine Seghers a cette capacité à insuffler dans son œuvre, quels que soient les moyens utilisés (peintures, collages, monotypes), un souffle poétique d’une insupportable légèreté.

CACCIATORE

Chantre de l’introspection et du travail de mémoire, Cacciatore crée une galerie de figurines pensives. Leurs individualités s’éclipsent derrière des allures stylisées, des yeux baissés, des dos tournés, jusqu’à en faire une communauté d’anonymes. Les titres des tableaux eux-mêmes (Just a Boy, The Path, Le Saut, La Minute de silence) renforcent l’énigme posée par les sujets.

L’analogie avec le réel n’apporte pas plus de réponse : les univers représentés sont en effet trop étranges — trop géométriques, plans et réguliers — pour ne pas être fictionnels. Sans doute ne sont-ils que les représentations symboliques d’une pensée, d’un moment. Le regard y bute fréquemment contre des obstacles visuels qui enclosent l’espace de la toile : mur de briques, rempart de nuages, rangée de maisons, océan d’ombres…

Entre chimère et mutisme, le décor ainsi planté semble forcer les personnages à demeurer à l’intérieur du tableau et à l’intérieur d’eux-mêmes, absents au monde, perdus dans la contemplation d’une mémoire collective ou personnelle. Et s’il y a drame, celui-ci est bien caché.

Biographie

Né en 1966, Antonio Cacciatore est un artiste plasticien d’origine sicilienne.

En 2006, Cacciatore met un terme à sa carrière de consultant. Il part vivre en Australie où il commence des études d’arts plastiques à la prestigieuse Sydney National Art School.

De retour à Paris, il entre dans l’atelier d’Ingrid Distler, professeur à la Frankfurt Kunstakademie. Il suit en parallèle les cours du peintre mexicain hyperréaliste Francisco Rangel. Cette double formation lui permet d’acquérir une maîtrise technique héritée des grands maîtres renaissants et néo-classiques, qu’il associe à des pratiques contemporaines.

En 2009, Cacciatore reçoit le premier prix du Toit de l’Arche de la Défense des mains d’Antoine Poncet, président de l’Académie des Beaux-Arts. Les expositions se succèdent. Aujourd’hui peintre à part entière, il vit et travaille à Paris.

———————

His introduction to painting is the story of a risk-taker, a common feature of late career changes. From a working class background, and then going on to become an engineer and consultant, Antonio Cacciatore regarded art as a sphere which was foreign to him, something he had no right to attempt. This is the unusual route that this figurative artist has taken ; whose works carry an air of melancholia and secrecy like those of Edward Hopper and Paul Delvaux.

A champion of introspection and remembrance, Cacciatore creates a gallery of pensive figurines. Their individuality is obscured behind a stylized appearance, with eyes lowered or backs turned, until he has created a community of the anonymous. Neither the titles of the paintings themselves (Just A Boy, The Path, The Jump, The Minute of Silence) restate the riddle posed by the subjects.

But a resemblance to reality does not give any answers : the universe represented here is too strange – too geometric, flat and regular – to not be fictitious. They may only be symbolic representations of a thought, of a moment. The eye frequently stumbles across obstacles enclosing the space of the canvas : a brick wall, a rampart of clouds, a row of houses, an ocean of shadows… Between fantasy and silence, the setting of the painting seems to force the figures to remain inside it, and by extension inside themselves ; absent from the world, lost in contemplation of a personal or collective memory. If there is a drama within the painting, then the artist ensures it remains well hidden.

Biography

Born in 1966, Antonio Cacciatore is a visual artist with Sicilian origins.

In 2006 while living in Australia, Cacciatore chose to leave his career as a Management Consultant. He began studying Visual Arts at the prestigious Sydney National Art School.

Upon his return to Paris, he entered the studio of Ingrid Distler, Professor at the Frankfurt Kunstakademie. At the same time, he was taking courses with the Mexican hyper-realist painter Francisco Rangel. This simultaneous training allowed him to work towards achieving a technical mastery, established originally from the Renaissance and neoclassical grand masters, which Cacciatore pairs with his own contemporary methods.

In 2009, Cacciatore received the ‘Prix du Toit de l’Arche de la Défense’, awarded by Antoine Poncet, president of the Académie des Beaux-Arts. He then began exhibiting his work regularly.

Antonio Cacciatore is now a full-time painter who lives and works in Paris.

LA SERIE ‘HOME’, 2016–2017 

Dans un recul nécessaire par rapport à l’anecdote et à l’actualité, la série Home d’Antonio Cacciatore offre une perspective métaphorique et méditative sur le thème de la migration et de l’exil.

La terre, celle que l’on quitte et celle que l’on trouve, le départ et le franchissement, les obstacles et les fardeaux.

Hommes, femmes, enfants, travailleurs, d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui — qu’importe les catégories dans lesquelles on les place. Ces silhouettes, de dos ou faces baissées, voûtées ou tendues, sont en mouvement, comme autant de figures de la résolution.

Ces migrants, Antonio Cacciatore, lui-même fils d’immigrés siciliens, les peint en emblèmes du vouloir-vivre.

« Nous sommes dans un siècle de migration mais migration est un mot trop abstrait, c’est plutôt de séparation ou de perte de son ‘centre’, ce que les anglais appellent Home, difficilement traduisible en français, vers l’inconnu, l’étranger, et ce par un chemin parfois terrifiant. 

Par définition Home est le centre du monde. Quand on est obligé de quitter ce centre, où tout l’avenir, tout le passé, tout ce qui existe sur Terre est en un sens réuni, alors on perd le sens d’un centre et on tombe dans l’absurde. 

L’exil souligne de manière marquée ce qui est absurde dans la vie. A ce moment-là, le besoin de la foi est le plus grand car la foi est ce qui permet de surmonter l’absurde. 

C’est exactement là que les grands espoirs commencent, avec la perte et la douleur. 

Quand on se sent vraiment abandonné, on commence à trouver un grand chemin d’espoir. L’Art parle de la perte et du manque mais tourné vers l’espoir. » 

John Berger, entretien pour France Culture, novembre 1989

PUYUELO Paco

ENGELMAN

Les tableaux traduisent d’avantage les sentiments du peintre que la réalité, ils sont en quête du bonheur et représentent la joie de la peinture libre de toute contrainte.

Les tableaux de Piet Engelman se soustraient à toute classification, et par leur qualité picturale personnelle échappent à l’appartenance d’un genre, d’un style. Ils rendent hommage à la vue et sont d’une fidélité imperturbable au principe de la joie. Sur les tableaux, le désir de liberté aboutit à des motifs arcadiens, à des couleurs libres tout comme à une composition rythmique de l’oeuvre.

Les estompes de couleur impressionnistes et légères ne restituent pas un espace en profondeur, mais une structure dense même avec les ouvertures entre les taches. Jamais il n’est question d’abstraction pure, les éléments décoratifs sont étroitement lies aux aplats ; la joie de l’embellissement est réalisé avec charme et sincérité.

Pour ainsi dire l’abstraction décorative est complétée de façon ornementale par la couleur qui dans sa force et sa plénitude coordonne objets et détails, la couleur qui rayonne avec intensité,n’en demeure pas moins de la matière et ne se corrompt pas avec l’ornemental.

Les tableaux traduisent d’avantage les sentiments du peintre que la réalité, ils sont en quête du bonheur et représentent la joie de la peinture libre de toute contrainte. Un instant de bonheur immortalise.

Dr Gabrielle Fhar-Becher Sterner

Historienne de l’Art (Munich)

RACHED

Eclats d’ombre

Dans les cartons demeurait des traces indélébiles de l’œuvre de Rached. Plaques de cuivres, tirages d’artiste et gravures dument numérotées étaient soigneusement gardés. S’il a su manier parfaitement le pastel et l’huile, il a su également explorer le territoire de la gravure. Avec la gravure, il s’empare d’une technique qui imprime dans la profondeur du noir l’éclat de la lumière. Défilent dans les gravures, des personnages que nous reconnaissons, parce que de toute évidence, ils appartiennent à l’imaginaire du peintre.

Les gravures restituent une mémoire nourrie de toute une vie, celle de Rached, grand lecteur, poète en mots et en images.

L’Enchanteur 

« L’œuvre de RACHED arpente les chemins poétiques de la rêverie.

Avec la poudre de ses pastels RACHED invente un monde qui défie la pesanteur : une dame à vélo s’envole au dessus des nuées, tandis que les boules d’un billard s’élèvent vers le ciel. »

Ces personnages « sont-elles des fillettes maquillées en femme ou des femmes vêtues comme des poupées ? Qu’attendent-elles, désœuvrées, tenant une lettre, contemplant un portrait dont on ne voit pas les traits ? Assises devant une table bien garnie, les modèles de RACHED ne semblent pas avoir d’appétit. Parfois sans paraître s’en apercevoir, elles sont dévêtues. »

« Si l’univers de RACHED est enchanté, il ouvre aussi sur des profondeurs. »

MARTINEZ Maité

Bronzes imaginaires
Enfant, des étés passés en terre de Galice, l’imaginaire de Maïté Martinez s’est nourri des tumultes d’une nature dont l’atmosphère singulière est imprégnée de croyances et légendes anciennes. Une nature qui bruisse des conversations secrètes du vivant, végétal, animal, minéral…
Chaque bronze raconte une histoire. Tous vous observent, discrètement… Sachez-le, ils vous attendaient ! Un clin d’œil, une connivence… et peut-être, vous surprendrez-vous à échanger avec eux… poursuivant alors une conversation avec l’enfant que vous n’avez jamais cessé d’être…

AMINOV Amri

Originaire du Tadjikistan, Amri AMINOV fait ses études à l’école des Beaux Arts Olimov, département des sculptures, atelier de Ivanov à Douchanbé.
Diplomé de l’école des Beaux Arts de Saint Petersbourg, dans l’ atelier du sculpteur Anikouchine.
Les sculptures d’AMRI sont présentes dans de nombreuses collections privées aux USA, au Canada et dans les capitales d’Europe et d’Asie du Sud Est.
Des sculptures d’AMRI sont visibles dans des villes proches de Paris, notamment à Poissy et à Chambourcy.

En 2008, il est nommé « Artiste pour la paix de l’UNESCO » par le directeur général Koichiro Matsuura.

KASPER

Sculpteur passionné, Arnaud Kasper est un artiste français polymorphe aux talents multiples. Ses statues équestres en bronze, petites ou monumentales, ont conquis le monde.
Fervent admirateur des grands hommes défenseurs des grandes causes, il est touché par les problématiques contemporaines et particulièrement celles liées à l’environnement.
Aussi trouve-t-il en l’âme humaine une animalité qu’il préfère sublimer. Il la personnifie. Ses oeuvres animalières font ainsi bon ménage avec l’homme dans une fusion originale. « Nous ne faisons qu’un avec le monde animal », répète-t-il souvent, et « nous lui devons le respect ». C’est entre autre le regard d’un grand mammifère marin qui l’a conduit à la sculpture. Ce regard a laissé son empreinte comme un message à transmettre : l’urgence d’une modestie humaine face à la grandeur de son environnement.
Il rend aussi hommage à la féminité dans toutes ses forces. Ses oeuvres sont sensuelles et expriment les paradoxes des genres. Inspiration éternelle des grands artistes, les femmes sont au coeur de l’oeuvre de Kasper.